"Celui qui veut continuellement "s'élever" doit s'attendre à avoir un jour le vertige. Qu'est-ce que le vertige ? La peur de tomber ? Mais pourquoi avons-nous le vertige sur un belvédère pourvu
d'un solide garde-fou ? Le vertige, c'est autre chose que la peur de tomber. C'est la voix du vide au-dessous de nous, qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons
ensuite avec effroi."
Un immortel de plus qui disparaît. Pour faire un semblant de bonne mesure, deux citations, la première est une citation qui m'accompagne à chaque problème à résoudre (technique souvent, c'est mon
métier), la seconde est une citation de "Tristes Tropiques" que j'ai lu quand j'avais une quinzaine d'années et qui pour la première fois m'avais permis de réfléchir sur le fait que l'homme n'est
finalement que peu de chose et qu'un coup de vent un peu brusque de la nature pourrait changer complètement sa destinée... et son existence même. D'ailleurs quand j'y pense j'ai bien dû en publier
une, voire les deux, durant ces dernières années sur ce blog...
"Le savant n'est pas l'homme qui fournit les vraies réponses, c'est celui qui pose les vraies questions."
Claude Lévi-Strauss - Le Cru et le Cuit
"Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui."
2 petits extraits d'un bouquin ("Désordre dans les cours d'Amérique") assez rigolos, qui tournent par mail, mais comme tout le monde n'a pas la chance d'avoir comme moi un patron qui envoie des
conneries à ses employés, je partage. Il s'agit d'échanges entre avocat et témoin lors des procès :
"AVOCAT: Docteur, combien de vos autopsies avez-vous faites sur des personnes mortes?
TÉMOIN: Toutes. Les vivants se débattent trop."
"AVOCAT: TOUTES vos réponses DOIVENT être orales, OK? À quelle école êtes-vous allé?
TÉMOIN: Oral."
"J'aime d'un fol amour les monts fiers et sublimes !
Les plantes n'osent pas poser leurs pieds frileux
Sur le linceul d'argent qui recouvre leurs cimes ;
Le soc s'émousserait à leurs pics anguleux.
Ni vigne aux bras lascifs, ni blés dorés, ni seigles ;
Rien qui rappelle l'homme et le travail maudit.
Dans leur air libre et pur nagent des essaims d'aigles,
Et l'écho du rocher siffle l'air du bandit.
Ils ne rapportent rien et ne sont pas utiles ;
Ils n'ont que leur beauté, je le sais, c'est bien peu ;
Mais, moi, je les préfère aux champs gras et fertiles,
Qui sont si loin du ciel qu'on n'y voit jamais Dieu !"
Derniers Commentaires