Bonjour à tous !
Voici un petit conte que je viens de récupérer sur le blog de Miss Margouillat (lien dans la colonne de gauche) et qui m'a beaucoup plu et inspiré.
Le voici :
"Un derviche passait ses nuits en prière, et connaissait de grandes extases.
Un soir un de ses fils lui demande s'il peut rester veiller avec lui. Le père accepte et, à son tour, l'enfant s'ouvre aux mystères divins. A l'aube pourtant, regardant ses frères endormis, il tire la manche de son père, et lui dit:
- Papa, j'ai beaucoup apprécié cette nuit de veille. Mais à présent, j'ai vraiment pitié pour mes frères endormis que le sommeil prive de tant de beautés.
- Mon fils, lui a répondu le derviche, si tu t'es réveillé pour regarder les autres dormir, tu aurais mieux fait de rester couché."
Ce conte m'inspire, car il pose une grande question. Tout d'abord, la sagesse est en premier lieu un cadeau pour soi. Mais par la suite, faut-il "réveiller ses frères" et les faire évoluer malgré eux, ou bien la recherche de la sagesse doit-elle partir d'un besoin personnel ?
Si on reprend l'image Nietzschéenne, l'homme chemine entre les deux tours, sur la corde tendu, mais c'est un cheminement personnel que de mettre un pied devant l'autre, au risque de tomber dans l'abîme, alors doit-on prendre le risque pour les autres ?
hi




... et les votres