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Jeudi 17 avril 2008
Je reprends ici un excellent article publié sur le site de bakchich et qui convient parfaitement à la catégorie "Des animaux et des Hommes" :



SARKOZY OU LE BLING BLING PRIMATE

Non, le Bling Bling n’est pas l’apanage de Nicolas Sarkozy, il trouve ses racines dans notre nature de primate. Le bling bling fait partie des armes qu’utilisent les singes, en particulier en période de conquête du pouvoir.

Chez les chimpanzés, cas assez exceptionnel dans le monde des singes, un individu de petite complexion mais néanmoins pas complexé, peut tout à fait accéder au pouvoir, à la place de numéro 1.

JPG - 21.5 ko
Après la Rolex, la Carla

En fait il semblerait que plus les espèces sont évoluées, moins les attributs physiques comptent dans la dominance. C’est le cas du chimpanzé.

Pour parvenir à ses fins, néanmoins, « le p’tit » doit se donner plus de mal que ses pairs dotés d’une belle carrure. Il doit en faire des tonnes pour se faire repérer, pour séduire le maximum de membres au sein de sa tribu et pour asseoir son autorité.

En général, si le chef primate n’est pas l’individu le plus grand, ni le plus fort de la tribu, il se comporte de manière à être le plus visible et le plus impressionnant voire parfois le plus intimidant. Il est expert dans l’art d’attirer l’attention de la troupe en lançant des pierres, le plus loin possible, et de préférence des pierres imposantes. Une manière de démontrer sa force et sa capacité de manier ces armes potentielles avec dextérité.

De même il est habile dans l’art de secouer les branches d’arbres, des branches géantes, bien sûr. L’objectif étant de faire le maximum de bruit et de remuer le maximum d’air. Ses cris sont en général très sonores, très puissants. Il faut dire que la « voix » est importante chez les singes, chez certaines espèces comme les Gibbons, le « cri puissant » est même la marque distinctive du dominant.

Le chimpanzé Mike tape sur son bidon

Selon la primatologue réputée, Jane Goodall, le fait que Mike, un chimpanzé candidat au pouvoir, ait eu l’idée de se servir de bidons d’essence vides pour se faire entendre et se faire remarquer, a largement contribué à son « élection » à la tête de la tribu. Ce jeune chimpanzé ne s’est pas séparé de son bidon pendant toute la période de conquête du pouvoir, il grimpait dessus pour se grandir, l’utilisait comme caisse de résonance pour se faire entendre de loin.

Il semblerait que le comportement de Sarkozy ne soit pas si éloigné de celui de Mike qui a su se rendre plus visible et plus « sonore » pendant la campagne électorale.

Ils ont en commun certaines parades, telles que les nombreuses gesticulations, les bras levés au ciel plutôt que croisés ou repliés, histoire de se grandir. Ils se déplacent tous deux, en bombant le torse, les jambes écartés et poussent de fréquents coups de gueule.

Certes, quand notre cousin singe utilise des bidons, des pierres et secoue des branches pour compenser son handicap de carrure et attirer l’attention de sa troupe, notre chef primate humain à nous, grimpe sur ses talonnettes, abuse de son arme fatale de communication (le portable) et monopolise les micros des médias…

Et là où son cousin s’affiche avec la plus grosse pierre, la plus grande branche et le bidon le plus imposant, Sarkozy, s’affiche avec sa Rolex, ses lunettes Ray Ban, et désormais avec sa superbe femme top model, le top du « bling bling » primate.

Là où ils se différencient vraiment, c’est dans leur comportement après la prise du pouvoir. Une fois assis sur le trône, le chef singe modifie son comportement. Désormais, il dispose de la couronne, il peut s’appuyer sur ses alliés, voire charger un numéro deux de « pousser les coups de gueule » à sa place. Il peut redevenir plus calme, plus serein se contentant de brèves démonstrations de puissance, de temps à autre, quand même, histoire de conforter son autorité.

La parade du pouvoir ne peut qu’être limitée dans le temps. Trop de parades nuit à la crédibilité du chef. Une fois au pouvoir, le dominant a des missions plus importantes que de secouer des branches ou de monter sur des bidons d’essence.

Visiblement, suite à la chute de sa popularité, notre Président semble avoir entendu les voix de la sagesse primate, puisqu’il commence à vouloir renoncer à ses habitudes Bling-Bling (à l’exception de sa femme, accessoirement chargée de le déblinguiser en douceur) et à la parade du pouvoir.



publié dans : Des animaux et des Hommes par hi
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Mercredi 23 janvier 2008
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Bonjour à tous !

Ceci est un extrait des travaux d'entomologie de Jean-Henri Fabre, de la fin du 19ème siècle. Il y expose ses observations sur la mante religieuse. J'ai particulièrement aimé le ton employé, humanisant pas mal les insectes, et d'un autre côté, celà fait peur d'imaginer le même comportement chez les humains... Digne d'un film d'horreur, mais je préfère vous laisser juge :

"Le peu que nous venons d'apprendre sur les moeurs de la Mante ne concorde guère avec ce que pouvait faire supposer l'appellation populaire. D'après le terme de Prègo-Diéu , on s'attendait à un insecte placide, dévotement recueilli, et l'on se trouve en présence d'un cannibale, d'un féroce spectre mâchant la cervelle de sa capture démoralisée par la terreur. Et ce n'est pas encore là le côté le plus tragique. Dans ses relations entre pareilles, la Mante nous réserve des moeurs comme on n'en trouverait pas d'aussi atroces même chez les Araignées, malfamées à cet égard.

Pour réduire le nombre de cloches encombrant ma grande table, pour me faire un peu de large tout en conservant ménagerie suffisante, j'installe dans la même volière plusieurs femelles, parfois jusqu'à la douzaine. Comme espace, le commun logis est convenable. Il y a place de reste pour les guère le mouvement. Accrochées au treillis du dôme, elles digèrent, immobiles, ou bien attendent le passage d'une proie. Ainsi font-elles en liberté parmi les broussailles.

La cohabitation a ses dangers. Je sais que lorsque le foin manque au râtelier, les ânes se battent, eux les pacifiques. Mes pensionnaires, moins accommodantes, pourraient bien, en un moment de disette, s'aigrir le caractère et batailler entre elles. J'y veille en tenant les volières bien approvisionnées de Criquets, renouvelés deux fois par jour. Si la guerre civile éclate, ne pourra s'invoquer l'excuse de la famine.

D'abord les choses ne vont pas mal. La population vit en paix, chaque Mante happant et grugeant ce qui passe à sa portée, sans chercher noise aux voisines. Mais cette période de concorde est de courte durée. Les ventres se gonflent, les ovaires mûrissent leurs chapelets d'oeufs, le moment des noces et de la ponte approche. Alors éclate une sorte de rage jalouse, bien que soit absent tout mâle à qui pourraient s'imputer des rivalités féminines. Le travail des ovaires pervertit le troupeau, lui inspire la frénésie de s'entre-dévorer. Il y a des menaces, des prises de corps, des festins de cannibales. Alors reparaissent la pose de spectre, le souffle des ailes, le geste terrible des grappins étendus et levés en l'air. En face du Criquet cendré ou du Dectique à front blanc, les démonstrations hostiles ne seraient pas plus menaçantes.

Sans motif que je puisse soupçonner, deux voisines brusquement se dressent dans leur attitude de guerre. Elles tournent la tête de droite et de gauche, se provoquent, s'insultent du regard. Le puf ! puf ! des ailes frôlées par l'abdomen sonne la charge. Si le duel doit se borner à la première égratignure, sans autre suite plus grave, les pattes ravisseuses, maintenues ployées, s'ouvrent ainsi que les feuilles d'un livre, se rejettent de côté et encadrent le long corselet. Pose superbe, mais moins terrible que celle d'un combat à mort.

Puis l'un des grappins, d'une soudaine détente, s'allonge, harponne la rivale ; avec la même brusquerie, il se retire et se remet en garde. L'adversaire riposte. Deux chats se gifflant rappellent un peu cette escrime. Au premier sang sur la molle bedaine, ou même sans la moindre blessure, l'une s'avoue vaincue et se retire. L'autre replie son étendard de bataille et va méditer ailleurs la capture d'un Criquet, tranquille en apparence mais toujours prête à recommencer la querelle.

Le dénouement tourne bien des fois de façon plus tragique. Alors est prise dans sa plénitude la pose des duels sans merci. Les pattes ravisseuses se déploient et se dressent en l'air. Malheur à la vaincue ! L'autre la saisit entre ses étaux, et se met sur l'heure à la manger, en commençant par la nuque, bien entendu. L'odieuse bombance se fait aussi paisiblement que s'il s'agissait de croquer une Sauterelle. L'attablée savoure sa soeur ainsi qu'un mets licite ; et l'entourage ne proteste pas, désireux d'en faire autant à la première occasion.

Ah ! les féroces bêtes ! On dit que les loups ne se mangent pas entre eux. La Mante n'a pas ce scrupule ; elle fait régal de sa pareille quand abonde autour d'elle son gibier favori, le Criquet. Elle a l'équivalent de l'anthropophagie, cet épouvantable travers de l'homme.

Ces aberrations, ces envies de bête en gésine peuvent atteindre un degré plus révoltant encore. Assistons à la pariade, et, pour éviter les désordres d'une société nombreuse, isolons les couples sous des cloches différentes. A chaque paire son domicile, où nul ne viendra troubler les noces. N'oublions pas les vivres, maintenus abondants, afin que n'intervienne pas l'excuse de la faim.

Nous sommes vers la fin d'août. Le mâle, fluet amoureux, juge le moment propice. Il lance des oeillades vers sa puissante compagne ; il tourne la tête de son côté, il fléchit le col, il redresse la poitrine. Sa petite frimousse pointue est presque visage passionné. En cette posture, immobile, longtemps il contemple la désirée. Celle-ci ne bouge pas, comme indifférente. L'amoureux cependant a saisi un signe d'acquiescement, signe dont je n'ai pas le secret. Il se rapproche ; soudain il étale les ailes, qui frémissent d'un tremblement convulsif. C'est là sa déclaration. Il s'élance, chétif, sur le dos de la corpulente ; il se cramponne de son mieux, se stabilise. En général, les préludes sont longs. Enfin l'accouplement se fait, de longue durée lui aussi, cinq à six heures parfois.

Rien qui mérite attention entre les deux conjoints immobiles. Enfin ils se séparent, mais pour se rejoindre bientôt, de façon plus intime. Si le pauvret est aimé de la belle comme vivificateur des ovaires, il est aimé aussi comme gibier de haut goût. Dans la journée, en effet, le lendemain, au plus tard, il est saisi par sa compagne, qui lui ronge d'abord la nuque, suivant les us et coutumes, et puis méthodiquement, à petites bouchées, le consomme, ne laissant que les ailes. Ce n'est plus ici jalousie de sérail entre pareilles, mais bien fringale dépravée.

La curiosité m'est venue de savoir comment serait reçu un second mâle par la femelle qui vient d'être fécondée. Le résultat de mon enquête est scandaleux. La Mante, dans bien des cas, n'est jamais assouvie d'embrassements et de festins conjugaux. Après un repos de durée variable, la ponte déjà faite ou non, un second mâle s'accepte, puis se dévore comme le premier. Un troisième lui succède, remplit son office et disparaît mangé. Un quatrième a semblable sort. Dans l'intervalle de deux semaines, je vois ainsi la même Mante user jusqu'à sept mâles. A tous elle livre ses flancs, à tous elle fait payer de la vie l'ivresse nuptiale.

De telles orgies sont fréquentes, à des degrés divers, tout en souffrant des exceptions. Dans les journées très chaudes, à forte tension électrique, elles sont presque la règle générale. En des temps pareils, les Mantes ont leurs nerfs. Sous les cloches à population multiple, les femelles mieux que jamais s'entre-dévorent ; sous les cloches à couples séparés, mieux que jamais les mâles sont traités en vulgaire proie après accouplement.

Comme excuse de ces atrocités conjugales, je voudrais pouvoir me dire : en liberté, la Mante ne se comporte pas de la sorte ; le mâle, sa fonction remplie, a le temps de se garer, d'aller au loin, de fuir la terrible commère, puisque, dans mes volières, un répit lui est donné, parfois jusqu'au lendemain. Ce qui se passe réellement sur les broussailles, je l'ignore, le hasard, pauvre ressource, ne m'ayant jamais renseigné sur les amours de la Mante en liberté. Il faut que je m'en rapporte aux événements des volières, où les captives bien ensoleillées, grassement nourries, amplement logées, ne semblent en aucune façon atteintes de nostalgie. Ce qu'elles font là, elles doivent le faire dans les conditions normales.

Eh bien, ces événements rejettent l'excuse du délai donné aux mâles pour s'éloigner. Je surprends, isolé, l'horrible couple que voici. Le mâle, recueilli dans ses vitales fonctions, tient la femelle étroitement enlacée. Mais le malheureux n'a pas de tête ; il n'a pas de col ; presque pas de corsage. L'autre, le museau retourné sur l'épaule, continue de ronger, fort paisible, les restes du doux amant. Et ce tronçon masculin, solidement cramponné, continue sa besogne !

L'amour est plus fort que la mort, a-t-on dit. Pris à la lettre, jamais l'aphorisme n'a reçu confirmation plus éclatante. Un décapité, un amputé jusqu'au milieu de la poitrine, un cadavre persiste à vouloir donner la vie. Il ne lâchera prise que lorsque sera entamé le ventre, siège des organes procréateurs.

Manger l'amoureux après mariage consommé, faire repas du nain épuisé, désormais bon à rien, cela se comprend, dans une certaine mesure, chez l'insecte peu scrupuleux en matière de sentiment ; mais le croquer pendant l'acte, cela dépasse tout ce qu'oserait rêver une atroce imagination. Je l'ai vu, de mes yeux vu, et ne suis pas encore remis de ma surprise.

Pouvait-il fuir et se garer, celui-là, surpris en sa besogne ? Non certes. Concluons : les amours de la Mante sont tragiques, tout autant, peut-être même plus que celles de l'Araignée. L'espace restreint des volières favorise, je n'en disconviens pas, le massacre des mâles, mais la cause de ces tueries est ailleurs.

Peut-être est-ce une réminiscence des temps géologiques, lorsque, à l'époque houillère, l'insecte s'ébauchait en des ruts monstrueux. Les Orthoptères, dont les Mantes font partie, sont les premiers-nés du monde entomologique. Grossiers, incomplets en transformation, il vaguaient parmi les fougères arborescentes, déjà florissants lorsque n'existait encore aucun des insectes à délicates métamorphoses, Papillons, Scarabées, Mouches, Abeilles. Les moeurs n'étaient pas douces en ces temps de fougue pressée de détruire afin de produire ; et les Mantes, faible souvenir des antiques spectres, pourraient bien continuer les amours d'autrefois.

La consommation des mâles comme gibier est en usage chez d'autres membres de la famille mantienne. Volontiers je l'admettrais générale. La petite Mante décolorée, si mignonne, si paisible sous mes cloches, ne cherchant jamais noise à ses voisines malgré population nombreuse, happe son mâle et s'en repaît aussi férocement que le fait la Mante religieuse. Je me lasse en courses pour procurer à mon gynécée le complément indispensable. A peine ma trouvaille, bien ailée, bien alerte, est-elle introduite, qu'elle est le plus souvent griffée et dévorée par l'une de celles qui n'ont plus besoin de son concours. Une fois les ovaires satisfaits, les deux Mantes ont le mâle en horreur, ou plutôt ne voient en lui qu'une exquise pièce de venaison."


Jean-Henri FABRE - Souvenirs entomologiques, 1897, Vème Série, Chapitre 19

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Dimanche 20 janvier 2008
C'est l'histoire de Omar le homard, Quentin le dauphin, Margot le Cachalot, Hélène la baleine, Gérard le bar, Hugo le maquereau, Daphné la raie, Camille le poisson torpille, Gaston le thon, Marguerite le bernard-l'hermite, Raoul la moule, Nicole la sole, Albert l'éléphant de mer, Alain le colin, Simon le saumon, Lulu le merlu, Conrad la daurade, Pierrette la crevette, Romain le requin, Armande la limande, Jean-Roch le phoque...

On les croisait hier :
"Alors ça baigne ?"


hi & baba


ps : cherchez pas à comprendre
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Vendredi 18 janvier 2008
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"L'homme n'était pas destiné à faire partie d'un troupeau comme un animal domestique, mais d'une ruche comme les abeilles."


Emmanuel Kant - Anthropologie du point de vue pragmatique


Je ne place pas cette citation dans la catégorie habituelle mais dans "des animaux et des hommes". Sinon sur un autre sujet, concernant les gens qui arrivent ici en tapant "femme sexe éléphant en rut" sur Google, je crois que vous ne trouverez pas ici ce que vous recherchez !

hi
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Dimanche 11 novembre 2007
Bonjour à tous !

Il vous arrive sûrement de temps en temps de vous coller une petite race entre potes, en soirée, chez un ami, dans un bar.

Jusque là, voilà un comportement particulièrement humain : s'abreuver d'alcool.

Seulement au Zimbabwe, et au nord du parc Kruger, existe un arbre, le marula, appelé aussi "arbre à éléphant". Voici une photo des fruits :

marula.jpg

Les fruits sont d'abord verts, puis jaunissent et le sucre qu'ils contiennent se transforment en alcool (en petite quantité bien sûr).

Le résultat peut être surprenant...

La vidéo est malgré tout un peu exagérée, mais le comportement animal ressemble fort au comportement humain, où plutôt exactement l'inverse ...



A bientôt tout le monde !

hi, manimal
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Vendredi 14 septembre 2007

Voici le premier article d'une série concernant les moeurs des animaux soi-disant sauvages, moeurs qui, comme nous pourrons constater, ne sont pas si différentes des nôtres.

Présentons donc notre premier invité :

                        L'éléphant d'Afrique

Elephant.jpg

Les éléphants actuels (enfin ceux qui restent quoi) sont représentés par trois espèces :
     - L'éléphant d'Asie ou Elephas Maximus
     - L'éléphant de forêt d'Afrique ou Loxodonta cyclotis
     - L'éléphant de savane d'Afrique ou éléphant d'Afrique ou Loxodonta Africana Africana

C'est ce dernier qui est celui que l'on imagine quand on est tout petit, celui qu'on veut voir quand on va au zoo, celui qui communique avec Tintin et qui prends de la quinine parce qu'il a de la fièvre ... Tout ça tout ça... Et c'est de ce dernier que je vais parler.

Alors grossièrement, un éléphant des savanes africaines, c'est quoi ? Ben en moyenne, une fois adulte, c'est haut de 4 mètres à l'épaule, et ça pèse dans les 7 ou 8 tonnes (une paille !).

On peut tomber nez à nez avec ce géant entre le Sud du Sahara et l'Afrique du Sud, mais son territoire est de plus en plus morcellé comme vous le savez sûrement déjà.

Une dernière chose avant de parler des moeurs de l'éléphant, son bébé, l'éléphanteau, pèse à la naissance déjà presque 2 fois mon poids, et je fais dans les 65 kg (Vlà l'bébé quoi !)

Les moeurs de l'éléphant :

Chez l'éléphant d'Afrique, le troupeau d'une vingtaine d'individus, voire jusqu'à une trentaine, est dirigé par une vieille femelle, la Matriarche (Girl Powaa !!!).

L'éléphant est de nature grégaire, solidaire avec les membres de son groupe et a un sens très poussé de la famille. (L'homme ne peut pas forcément en dire autant aujourd'hui.)

Concernant les règles de vie des éléphants, comme vu plus haut, ce sont les filles qui commandent, et plus précisément la Matriarche. D'ailleurs, pour pouvoir vivre peinardes, les filles ont trouvé un moyen très simple qui fait que tout le monde s'y retrouve : Les filles vivent ensembles en troupeau, avec les jeunes mâles quand même, mais qui ont moins de 14 ans (l'âge de leur maturité sexuelle). Passé cet âge, ils doivent quitter le troupeau des filles, et rejoindre un troupeau de jeunes mâles. Ce n'est que vers 18 ou 19 ans que les filles considéreront qu'ils sont assez âgés pour être dignes d'intérêt.

Donc on en conclut que d'un côté on a les filles et les jeunes mâles, et de l'autre les hommes... Mais c'est un poil plus compliqué : Les vieux mâles sont plutôt des solitaires, et en général quittent les troupeaux de mâles et traînent leur solitude dans la savane. Pendant ce temps-là, les jeunes picolent à la rivière, se roulent dans la boue, mangent dans les 200 kilos de nourriture par jour (enfin par nuit, ils ont plutôt tendance à se reposer l'après midi) constituée de végétaux de toute sorte.

Les individus sexuellement actifs vivent donc séparément, mais tout change au moment des amours (le rut). Les éléphants de tout sexe se retrouve alors. On distinguera facile le mâle en rut, puisque son sexe devient de couleur verte (vous lisez bien) et laissera échapper une urine à la douce fragrance particulièrement prégnante.

Après l'acte d'amûûûr, la femelle aura une gestation de 22 à 24 mois (faut supporter, la pov') avant d'avoir son pti éléphanteau de 100 kilos.

Voilà !

Autre précision : L'éléphant a conscience de son existence (ce qui n'est pas le cas de tous les animaux. Il réussit notamment le test du miroir de Gallup, qui consiste à faire une tache sur le front de l'animal sans qu'il ne puisse la distinguer, et que, en se voyant dans le miroir, il comprenne que la tache est sur sont front, et pas sur le miroir) et comprend la notion de mort, d'ailleurs, il arrive de rencontrer de vieux éléphants en train de toucher les squelettes d'autres éléphants, et notamment leur crâne.

 

Conclusion :

La vie d'un éléphant adulte mâle, c'est :
     - Traîner dans les jupes de sa mère (et des copines de sa mère) jusqu'à la puberté,
     - Traîner avec ses potes, vivre la nuit, manger et picoler à la rivière pour ne rentrer voir les filles que l'estomac plein de bouffe et d'eau,
     - Finir sa vie solitaire mais plein de sagesse...

Comme quoi un éléphant, c'est pas si différent de certains humains...

 

hi, observateur du règne animal, humain compris...

publié dans : Des animaux et des Hommes par hi
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