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Jeudi 23 novembre 2006

Juste une petite news aujourd'hui.

Comme vous le savez pour certains, je travaille dans le domaine de l'énergie, et la météo a un impact non négligeable dans ce métier. La dernière nouvelle qui vient de tomber ce matin : La douceur qui est installée depuis un moment sur la France (si si, il fait doux) va perdurer normalement jusqu'à la fin du mois de décembre. Sachant que la "quantité de froid" est assez constante d'année en année (à peu de chose près), il va falloir s'attendre à un début d'année 2007 particulièrement rigoureux.

Voilà ! En espérant vous avoir aidé pour décider de la date pour vos vacances au ski.

hi

publié dans : Contexte énergétique par hi
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Jeudi 9 novembre 2006

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, j'ai décidé de déterrer un petit graphique publié dans Le Monde et corrigé dans sa version en ligne pour mettre à jour les dernières évolutions tarifaires concernant le tarif gaz de GDF pour les particuliers.

En ce qui concerne le mode de calcul utilisé, il semblerait que ce soit une sorte de moyenne entre les contrats B0 et B1 (sur la grille des contrats type B2S et B2I pour les particuliers). Donc cette évolution concerne vraiment uniquement les particuliers (d'ailleurs vous pourrez constater sur l'image elle-même la petite mention blocage des prix par le gouvernement, blocage qui ne s'applique pas aux entreprises, bien évidemment, les personnes morales n'ont pas le droit de vote !)

Donc après une courte analyse, on peut constater qu'en prenant les tarifs de novembre 2000 en base 100, on revient à des tarifs équivalents en mars 2004 (soit 3 ans et demi plus tard) après une petite pointe de 15 points.

La première conclusion est que le prix du gaz ne suit pas une augmentation suivant le coût de la vie (surtout quand son augmentation n'est pas encadré par l'état).

Quand on observe la suite du graphique, on voit une augmentation récurrente, et en avril 2006 le gaz a alors pris environ 35 points par rapport à sa valeur de mars 2004 (donc en 2 ans !).

Les prix du gaz suivent en faite, avec un très léger retard, les cours du pétrole. De ce fait, les tarifs gaz augmentent sans que la rareté du produit n'ait évolué, ni son coût d'exploitation (dans les mêmes proportions en tout cas).

Pour infos, les cours du pétrole s'étant un peu stabilisés, les prix du gaz ne devraient plus trop s'envoler pendant quelques temps, hormis le fait que GDF voudra peut-être se refaire un peu sur le dos des consommateurs en faisant une dernière petite augmentation pour contrer les effets pervers du blocage des prix par le gouvernement.

Mais a priori, sauf problème grave sur l'approvisionnement (et mon regard se tourne vers l'Ukraine et la Russie), le prix du gaz ne devrait pas s'envoler plus cet hiver.

 

hi

publié dans : Contexte énergétique par hi
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Mercredi 8 novembre 2006

Voici le lien vers un site intéressant : http://www.econologie.com/index.php

Le principe de l'éconologie est de faire converger l'économie, l'écologie et l'environnement.

Site très intéressant dans son ensemble, même si peut-être un peu limité techniquement. En effet, sur la partie traitant du moteur Pantone, j'aurai aimé un peu plus de détails techniques, d'autant plus que le principe de recirculation des fumées est connu aujourd'hui, donc que l'intérêt de ce moteur paraît nul sans explication précise du système.

Bonne lecture !

hi, à la recherche d'un monde meilleur.

publié dans : Contexte énergétique par hi
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Jeudi 5 octobre 2006

Vous vous souvenez certainement de cette image reproduite maintes fois sur le réseau, qui indiquait que le prix de l'essence venait de dépasser le prix au litre de cette fameuse boisson sucrée et pétillante, particulièrement mauvaise pour la ligne.

A l'époque de cette image, le prix indiqué était de 1,55 $ pour 1,25 litre de carburant, soit 1,24 $ par litre.

Sachant que le cours du dollar est aujourd'hui de 1,268 $ pour 1 €, et que l'évolution est de moins de 10 c€ depuis cette époque, donc assez stable, cela correspond à 0,978 € par litre.

Je vous conseille donc de comparer le prix de votre essence sans plomb et cette valeur de 0,978 € qui était somme toute assez proche du prix du soda "chut chut pas de marque".

En faisant le ratio, vous pourrez constater par vous-même quel est le pourcentage d'économie que vous pouvez faire en faisant un bébé qui deviendra ado et qui boira du soda plutôt qu'en achetant une voiture.

 

Voilà pour la démonstration d'aujourd'hui !

hi, analyste en chef pour comparer les enfants et les voitures via une boisson qu'il n'a jamais cité mais qui apparaît en gros sur la photo...

 

publié dans : Contexte énergétique par hi
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Mardi 3 octobre 2006
Finalement, la nouvelle commence à se répandre !
 
 
De ceci, après étude du phénomène, on pourra envisager une fusion nucléaire à cette température, donc propre et contrôlée.
 
Et des centrales nucléaires moins chères ...
 
Enfin, encore un peu de temps avant de voir tout ça se concrétiser, mais on peut déjà se réjouir de voir que cette nouvelle n'est pas restée confidentielle et que les chercheurs du monde entier vont pouvoir se pencher sur le cas de la Z-machine !
 
hi, bricoleur du dimanche
publié dans : Contexte énergétique par hi
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Mardi 3 octobre 2006
2 milliards de degrés : l’humanité découvre le feu absolu et tout le monde s’en fout !
Le paradis sur Terre est à notre portée depuis plusieurs mois déjà, et ce n’est toujours pas à la une du journal! Sans doute que, comme toujours, on préfère parler de ce qui ne va pas. Mais l’enfer non plus n’est pas dans le journal... À moi donc de vous conter cette histoire d’enfer et de paradis bien réels, sur fond de fusion nucléaire.

Pour y voir clair, prenons un de ses fils et tirons dessus pour voir ce qui vient.
Officiellement, les USA ont adopté fin 2005 un programme de rénovation de leur stock d’armes nucléaires, destiné à sécuriser, à fiabiliser donc à réduire le nombre de têtes, et à faire des économies (programme Reliable Replacement Warhead). Officieusement, ils tirent les leçons d’une découverte presque fortuite des laboratoires Sandia de Los Alamos, heureusement échappée au filtre du « secret défense ». De quoi s’agit-il ?
Depuis des années, les chercheurs des laboratoires militaires américains de Sandia ont pour mission de perfectionner les armes nucléaires US. Dans ce cadre, ils cherchent notamment à tester la résistance des ogives face à des systèmes antimissile, à coup d’irradiation massive de rayons X. Ils ont pour cela construit la « Z machine » et, très progressivement, augmenté les performances de ce générateur de rayon X, jusqu’à obtenir quelques petits millions de degrés. La technique n’est pas un secret et, comme la publication des résultats est totalement banalisée depuis des années, un des chercheurs de Sandia annonce que la « Z machine » a produit 2 milliards de degrés lors d’une nouvelle expérience, mille fois plus qu’à la précédente ! Laisser sortir une info pareille, d’un point de vue militaire, c’est une grosse bavure ; on verra plus tard en quoi. Mais ce n’est pas tout : dans l’expérience, la « Z machine » a sorti plus
d’énergie qu’on n’en avait entré. En principe, il n’y a qu’une réaction de fusion pour un pareil tour de force. A priori, c’est incompréhensible.
Pourtant, les gens de Sandia n’ont rien du savant Cosinus : ils ont fait et refait leur expérience avant d’ouvrir le bec sur ce résultat aussi inattendu que stupéfiant. L’article de la Physical Review Letters date de février 2006 mais l’expérience a déjà un an. Les militaires ne vont bien sûr pas tarder à réagir, mais c’est trop tard, le lapin est sorti du chapeau. Depuis, les spécialistes US de la bombe sont tellement excités qu’ils n’en dorment plus. Pourquoi ?
2 milliards de degrés, c’est bien plus qu’au centre du soleil. Jusqu’à présent, le record de température était de quatre fois inférieur, et encore, au coeur des plus puissantes bombes à hydrogène ! Pour qui sait lire, c’est, au choix, la porte ouverte à l’apocalypse ou à l’âge d’or ; d’un côté des bombes comme des petits pains, de l’autre l’énergie abondante et bon marché.
Voyons d’abord l’apocalypse.
Les militaires US savent lire, même s’ils choisissent de ne lire qu’une ligne sur deux. Pour eux, la « Z machine » vient d’expliquer comment faire une bombe à fusion thermonucléaire enfin propre, en se débarrassant du très salissant détonateur habituel, constitué d’une classique bombe A, à fission, comme à Hiroshima. A la clé, des bombes H sans radioactivité, donc pratiques, c’est-à-dire utilisables. D’autant plus que celles-là auront une puissance ajustable et, surtout, sans limitation inférieure. Jusqu’alors, faire sauter le monde était un jeu d’enfant, mais on ne pouvait pas jouer... Maintenant, on va pouvoir en faire pour tous les jours. Super, non ?
Effet secondaire indésirable cependant, cette simplification met la bombe à la portée de n’importe qui. N’ayant plus besoin de passer par la difficile étape de l’enrichissement de l’uranium pour fabriquer le détonateur, tout le monde va pouvoir s’y mettre. Vu du côté de Los Alamos ou de Livermore, les deux grands labos spécialisés, la bombe iranienne est une tentative ridicule, obsolète avant d’être née. Leurs plans pour la nouvelle bombe US sont déjà, depuis le mois de mars, sur le bureau du Conseil chargé des armes nucléaires. La nouvelle étant publique, est-il besoin de préciser que la Russie et la Chine en sont sans doute au même point ? De fait, la course aux armements est relancée et la reprise des essais tous azimuts n’est qu’une question de temps.
En France, la grande muette est muette. Il est vrai que la découverte de Sandia arrive comme un cheveu sur la soupe du lobby nucléaire. Chez nous, le complexe militaro-industriel n’est pas un vain mot. Pour les responsables, c’est très gênant. Ils voient d’un mauvais œil une nouvelle remettant radicalement en cause les deux projets phares qui devaient leur assurer une place au soleil pour les années à venir, Mégajoule, à Bordeaux, et ITER, à Cadarache.
Mégajoule est censé tester notre armement atomique sans explosion. C’est peut-être une bonne idée avec l’ancienne technologie, mais quel soldat voudra se fier à une arme de nouvelle technologie qui n’aurait pas été essayée en vrai ? De toute façon, la course est lancée, il va falloir la faire. Exit donc Mégajoule. En revanche, on doit se frotter les mains au petit Centre militaire d’expérimentation de Gramat, dans le Lot : l’expérience de Sandia n’a pas de secret pour eux. Il doivent déjà être en train de la refaire.
ITER est quant à lui notre futur réacteur expérimental à fusion nucléaire. C’est un projet international, tellement c’est cher, et c’est chez nous que ça va se passer, en Provence, pour au moins quarante ans. Le traité vient juste d’être signé, le 26 mai 2006. On en est très fier, bien que les grincheux disent que la technologie mise en œuvre est une dangereuse impasse. Pour eux, ITER, serait la machine à vapeur du troisième millénaire ! Même un prix Nobel de physique comme Pierre-Gilles de Gennes crache dessus, l’ingrat. Mais gaspillage ou pas, il y va de la grandeur du pays et de l’Europe. ITER doit être au cœur de la stratégie énergétique française. D’ailleurs, on ne le présente plus comme un projet scientifique mais comme un projet de société, avec tennis et piscine pour des milliers de chercheurs. On peut cependant se demander qui voudra désormais travailler sur ce dinosaure, alors que l’expérience de Sandia montre la voie
d’une technologie de fusion plus simple, plus fiable, moins chère...
Là se niche en effet la promesse d’âge d’or de l’énergie sans pollution, pour rien et pour tous. Avec une dizaine d’années de recherches intelligentes, on devrait pouvoir mettre les centrales nucléaires au placard, même si cela dérange quelque peu l’ordre actuel. Qu’est-ce qu’on attend ?
Cher lecteur, tu te dis que c’est trop beau pour être vrai, parce que tu as du mal à comprendre. Une pincée de science devrait t’aider.
Avec un engin comme ITER, on cherche à obtenir la première réaction de fusion envisageable, celle du deutérium et du tritium, accessible à partir de « seulement » 100 millions de degrés. On y est presque, après cinquante ans de recherche, mais ce n’est pas encore la panacée, à cause des neutrons produits dans la réaction, synonymes de déchets radioactifs.
Depuis l’expérience de Sandia, on sait qu’on a 2 milliards de degrés à portée de main. Ça change tout.
À partir de 500 millions de degrés, on débouche sur la fusion lithium - hydrogène (Li7 + H1), comme dans une bombe H. Avec un milliard de degrés, c’est la fusion du Bore B11 avec l’hydrogène H1. Des substances extrêmement courantes sur Terre. Et pas de neutrons. Juste de l’hélium pour gonfler des ballons.
Avec cette solution, on a "le bore et l’argent du bore", dit Jean-Pierre Petit, grand scientifique énervé dont je tiens l’essentiel de ces informations.
Dès lors, l’humanité a le choix. Clairement, il est sans doute trop tard pour arrêter les militaires. Il faudra faire avec l’apocalypse. Mais est-ce une raison pour négliger l’âge d’or ?
En conclusion, n’hésitez pas à engueuler vos journaux favoris, branchez le député du coin et les copains. Et réfléchissez.
Mezigue

disponible sur : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10680
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